
Je me gare enfin ...difficille de rouler dans Bordeaux à ces heures …je déambule dans cette rue jusqu au N°17,évidemment j aurais dû prendre par l'autre côté ,c’est vachement loin à pied ,c’est là bas ,au bout de la rue…noire….sombre…un attroupement sur ma gauche…des regards…non non je n’ai rien dit…un chien qui me grogne dessus ,au bout de sa laisse un homme qui n’avait plus l air d’avoir soif..Oh la ,Oh la ,on se calme….le numéro 17 ….le numéro 17…ah enfin ..j'aperçois une banderole sur la façade du resto chilien « le salaud de Pinochet est mort » ou un truc de ce genre,je ne me souviens plus ,comme une banderille qui rappelle au combien la mort des uns est un soulagement et une vengeance…la jugement dernier remplace très souvent la justice des hommes…
Je cherche et je ne vois riien ..rien d'écrit sur ces maudites sonnettes ,en tous cas pas assez gros pour que je puisse lire sans mes lunettes….et oui cette vue que mon PC m’enlève de jour en jour…je lui pardonne..il m'apporte tellement en communication…je décode difficilement Isidore Krapo…c’est là…la porte est ouverte …un grand escalier….je monte…j'aperçois une double porte avec une pancarte que je ne peux toujours pas lire…la raison est toujours la même…ces maudits yeux…et j'entends la voix inclassable,reconnaissable parmi tous de L’artiste Isidore Krapo…aucun doute c’est là…je frappe …toc toc…très timidement......je m'attend a quelque chose de rare..on m’avait expliqué,on m’avait un peu planté le décor…
pas de réponse…est ce comme chez le docteur ?…on entre et on s’installe dans la salle d attente avant de rentrer dans le bureau…j’ouvre donc….le décor est étonnant…dans l’entrée des étagères remplies, gavées de bocaux scellés à la cire rouge avec à l’intérieur des objets de toutes sortes ,j’y ai vu des petits personnages en plastique comme lorsque j’étais enfant,des petits disjoncteurs électriques,des boutons,des trucs qui ont évoqué un instant de sa vie ,des trucs qui lui ressemble ,le disjoncteur par exemple,..non non je rigole…il appelle ça les confitures de l’esprit,j’espère que tu as déposé le nom…j’apprendrais plus tard que tout ces bocaux sont répertoriés dans un livre et qu il y en a près de 1000 je crois…..c’est trop bon..……des couleurs…des couleurs comme je les aime…puis j'avance et là….je découvre la Cathédrale d Isidore et des ses amis artistes d une expo….des avions là haut tout là haut,ça fait au moins dix mètres de haut cette pièce,avec des mezzanines,à chaque palier des tables ou des fauteuils pour se reposer ,pour contempler ,pour créer je suppose,j'aimerai y faire une pause création….là haut encore au dernier étage un préchoir sur la balustrade,je l'imagine crier ses humeurs envers tout ce qui ne va pas ,tout ce qui va et tout ce qui pourrait aller mieux…on sent le travail d une vie,on sent la chaleur du personnage,il nous reçoit ,on boit ce que l'on apporte,la salle du bas est un bar un peu à la Marcel Pagnol,on pourrait presque y entendre « tu me fennnd le cœur »…l’eau du thé chauffe dans un grand narguilé ,il n y a pas que le thé qui fume ….un bar ou l on ne paye pas ….c’est que pour les amis….
Puis j'y découvre les autoportraits au combien écorché et jolis de Christophe Massé,les œuvres de francis Viguera qui travaille avec des cagettes récupérées sur les marchés,et qui me rappelle les cubes de couleurs de mon époque,qui est la leur aussi d’ailleurs,puis les éditions pierre Mainard qui me font connaître enfin les écrits (que je survole,je n avais pas mes lunettes..)de Christophe massé ,un autre éditeur avec les éditions de l'attente ,sympa ce mariage de l’art et de l’écriture ,quelques dessins de l artiste Jofo ,des céramiques de toute beauté de Lartigue ,de très étonnantes peintures sur carton en forme de marionnette de Daurel,puis Azema avec ses statuettes style afro ,en os de Bœuf et autres animaux,je crois,j’espère, ça a du chauffer dans la marmite et comme ça devait sentir bon… Burke avec les mouches sous inclusion ,mais des grosses mouches, Russel et une très grande peinture paysage à l'huile,au moins du 200x200 ,puis des photos très étonnantes de Richard Biardeau , très jolie mais à ne pas mettre devant tout les yeux,attention Isidore tu aurais du interdire certain endroits aux enfants,ou tu vas finir devant les tribunaux ,la mouette n est pas rieuse,.....et je fouine ,je fouille le coin appelé épicerie,,je regarde chaque toile ,chaque dessin déposé ou posé dans les recoins de ce gigantesque ventre de la création.
On y est bien ?je reviendrai dans ce lieu rempli de lumières et de couleurs je l'ai promis,et attention les yeux…… heureusement je n avais pas mes lunettes.
On me l avait dit,il le dit lui même,Isidore Krapo le trésor régional.
Que l’art en fête !!
Je cherche et je ne vois riien ..rien d'écrit sur ces maudites sonnettes ,en tous cas pas assez gros pour que je puisse lire sans mes lunettes….et oui cette vue que mon PC m’enlève de jour en jour…je lui pardonne..il m'apporte tellement en communication…je décode difficilement Isidore Krapo…c’est là…la porte est ouverte …un grand escalier….je monte…j'aperçois une double porte avec une pancarte que je ne peux toujours pas lire…la raison est toujours la même…ces maudits yeux…et j'entends la voix inclassable,reconnaissable parmi tous de L’artiste Isidore Krapo…aucun doute c’est là…je frappe …toc toc…très timidement......je m'attend a quelque chose de rare..on m’avait expliqué,on m’avait un peu planté le décor…
pas de réponse…est ce comme chez le docteur ?…on entre et on s’installe dans la salle d attente avant de rentrer dans le bureau…j’ouvre donc….le décor est étonnant…dans l’entrée des étagères remplies, gavées de bocaux scellés à la cire rouge avec à l’intérieur des objets de toutes sortes ,j’y ai vu des petits personnages en plastique comme lorsque j’étais enfant,des petits disjoncteurs électriques,des boutons,des trucs qui ont évoqué un instant de sa vie ,des trucs qui lui ressemble ,le disjoncteur par exemple,..non non je rigole…il appelle ça les confitures de l’esprit,j’espère que tu as déposé le nom…j’apprendrais plus tard que tout ces bocaux sont répertoriés dans un livre et qu il y en a près de 1000 je crois…..c’est trop bon..……des couleurs…des couleurs comme je les aime…puis j'avance et là….je découvre la Cathédrale d Isidore et des ses amis artistes d une expo….des avions là haut tout là haut,ça fait au moins dix mètres de haut cette pièce,avec des mezzanines,à chaque palier des tables ou des fauteuils pour se reposer ,pour contempler ,pour créer je suppose,j'aimerai y faire une pause création….là haut encore au dernier étage un préchoir sur la balustrade,je l'imagine crier ses humeurs envers tout ce qui ne va pas ,tout ce qui va et tout ce qui pourrait aller mieux…on sent le travail d une vie,on sent la chaleur du personnage,il nous reçoit ,on boit ce que l'on apporte,la salle du bas est un bar un peu à la Marcel Pagnol,on pourrait presque y entendre « tu me fennnd le cœur »…l’eau du thé chauffe dans un grand narguilé ,il n y a pas que le thé qui fume ….un bar ou l on ne paye pas ….c’est que pour les amis….
Puis j'y découvre les autoportraits au combien écorché et jolis de Christophe Massé,les œuvres de francis Viguera qui travaille avec des cagettes récupérées sur les marchés,et qui me rappelle les cubes de couleurs de mon époque,qui est la leur aussi d’ailleurs,puis les éditions pierre Mainard qui me font connaître enfin les écrits (que je survole,je n avais pas mes lunettes..)de Christophe massé ,un autre éditeur avec les éditions de l'attente ,sympa ce mariage de l’art et de l’écriture ,quelques dessins de l artiste Jofo ,des céramiques de toute beauté de Lartigue ,de très étonnantes peintures sur carton en forme de marionnette de Daurel,puis Azema avec ses statuettes style afro ,en os de Bœuf et autres animaux,je crois,j’espère, ça a du chauffer dans la marmite et comme ça devait sentir bon… Burke avec les mouches sous inclusion ,mais des grosses mouches, Russel et une très grande peinture paysage à l'huile,au moins du 200x200 ,puis des photos très étonnantes de Richard Biardeau , très jolie mais à ne pas mettre devant tout les yeux,attention Isidore tu aurais du interdire certain endroits aux enfants,ou tu vas finir devant les tribunaux ,la mouette n est pas rieuse,.....et je fouine ,je fouille le coin appelé épicerie,,je regarde chaque toile ,chaque dessin déposé ou posé dans les recoins de ce gigantesque ventre de la création.
On y est bien ?je reviendrai dans ce lieu rempli de lumières et de couleurs je l'ai promis,et attention les yeux…… heureusement je n avais pas mes lunettes.
On me l avait dit,il le dit lui même,Isidore Krapo le trésor régional.
Que l’art en fête !!

1 commentaire:
Jean Claude,
Vos lunettes ? Voir sans lunettes permet d'imaginer le monde dans un flou artistique style Hamilton et c'est beaucoup plus planant que de le voir tel qu'il est. Moi j'ai ajouté la frange devant mes yeux et j'ai installé mon esprit dans une bulle de rêverie pleine d'humour, caustique parfois, aux reflets irisés dont on peut retrouver les couleurs sur mes toiles qui me transportent ailleurs. On n'est pas compris du commun des mortels, des fonctionnaires gratte-papiers, ou toute espèce moutonnesque et c'est tant mieux.Cela prouve au moins qu'on n'est pas des moutons. C'est cette différence qui fait que l'on peut se vanter d'avoir une intelligence,... etc.
Muriel Grange
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